Je suis boucher : voici le conseil n°1 que je donne toujours pour congeler la viande

On pense souvent que la congélation est un jeu d’enfant… et pourtant, ce geste du quotidien cache bien plus de subtilités qu’il n’y paraît. Entre bonnes intentions et automatismes malheureux, il suffit parfois de peu pour passer à côté de l’essentiel. Et si vos habitudes n’étaient pas aussi irréprochables que vous l’imaginez ? Un professionnel de la viande lève le voile sur ces petits détails qui changent tout, sans jamais compliquer la vie ni le plaisir de cuisiner au quotidien.
Le congélateur, un allié précieux… à condition d’être bien réglé
Avant même de parler de viande, il faut s’intéresser à son écrin : le congélateur. Trop souvent, on le considère comme un simple placard froid, alors qu’il demande un minimum d’attention. La règle d’or ? Une température stable, idéalement à –18 °C ou plus bas. Plus le froid est constant, mieux les aliments conservent leur texture et leurs qualités gustatives.

Autre point que l’on repousse volontiers : le nettoyage. Tous les six mois environ, un dégivrage complet suivi d’un lavage doux au vinaigre blanc permet de repartir sur une base saine avant de remettre les aliments à l’intérieur. Résultat : un appareil plus efficace, sans odeurs persistantes, et une conservation bien plus fiable. Enfin, attention à la surcharge. Au-delà des trois quarts de remplissage, l’air circule mal, ce qui nuit à l’ensemble des produits stockés… viande comprise.

Les erreurs courantes quand on congèle la viande
C’est souvent au moment de ranger ses courses que les faux pas commencent. Congeler une viande proche de sa date limite de consommation, par exemple, est une très mauvaise idée. Même si le froid ralentit le développement des bactéries, il ne fait pas de miracle : au moment de la décongélation, l’aliment repart “comme avant”, mais avec une qualité déjà altérée.