Des adieux interrompus
Sylvain pensait entrer dans l’église pour dire un dernier adieu à son père en toute tranquillité. L’endroit était presque vide, seulement occupé par la famille proche, et l’atmosphère était lourde de tristesse. Il avait laissé Bella, sa fidèle chienne Berger Allemand, dans la voiture à l’extérieur.
Mais Bella n’était pas calme. Elle grattait à la vitre, gémissait et aboyait, refusant de rester en place. C’était comme si quelque chose au fond d’elle tirait la sonnette d’alarme.
Le chien qui ne voulait pas s’arrêter
Lorsque le dernier hymne résonna dans la nef, Bella se glissa à l’intérieur. Elle se précipita dans l’allée, droit vers le cercueil. Ses aboiements étaient féroces, incessants et empreints d’urgence.
Tout le monde se figea. Tous les regards se tournèrent vers elle. Le cœur de Sylvain rata un battement. Un frisson lui parcourut l’échine. Bella n’était pas seulement agitée ; elle essayait de leur dire quelque chose.
Un cercueil vide
À cet instant, Sylvain prit une décision qui choqua tout le monde. Il s’avança, les mains tremblantes, et souleva le couvercle du cercueil.
Vide.
Des murmures d’effroi parcoururent l’église. Sa mère s’effondra en larmes. Les questions fusaient. Où était le corps de son père ? Comment cela avait-il pu arriver ?
Lorsque Sylvain se rendit à la morgue pour trouver des réponses, les dossiers médicaux étaient soudainement « indisponibles ». Le médecin légiste avait démissionné brutalement. Tout était plongé dans l’ombre, et le mystère s’épaississait d’heure en heure.
Un passé sans réponses
Sylvain refusait de croire que son père, Arnold, ait jamais été impliqué dans quoi que ce soit de sombre ou de malhonnête. Arnold avait toujours été un homme calme et discipliné, entièrement dévoué à sa famille.
Mais les pièces du puzzle ne s’emboîtaient pas. Chaque piste était infructueuse, et Sylvain avait l’impression que la vérité lui échappait. Déterminé, il décida de mener l’enquête seul, avec Bella à ses côtés. Ensemble, ils suivirent leur instinct plutôt que les faits, ignorant qu’ils se dirigeaient vers quelque chose de bien plus important qu’une simple erreur administrative.
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