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Il y a des journées qui s’empilent, grises, fatigantes, comme une pile de linge qu’on repousse sans cesse. Et puis il y a celles qui vous attrapent par le col et vous changent sans demander la permission. Ce matin-là, je pensais seulement à un café brûlant et à mon lit. Seize heures de service, des interventions routières, des tensions, de la paperasse… la routine. Jusqu’à ce que je le voie, par la vitre d’une station-service : un vieil homme en peignoir, grelottant, invisible aux yeux du monde.