8 blessures d’enfance qui façonnent encore l’adulte

Voici les plus fréquentes. Peut-être vous reconnaîtrez-vous dans une… ou plusieurs.
L’enfant invisible
Peu écouté, peu valorisé, il a appris à se rendre utile pour exister. À l’âge adulte : besoin de reconnaissance, peur d’être mis de côté, difficulté à rester seul·e.
L’enfant constamment critiqué
Jamais assez bien, jamais assez parfait. Cela donne plus tard un perfectionnisme épuisant, une peur de l’échec et un syndrome de l’imposteur bien ancré.
L’enfant qui marchait sur des œufs
Grandir dans une ambiance émotionnelle imprévisible pousse à éviter le conflit à tout prix, à s’excuser sans cesse et à rechercher l’approbation des autres.
L’enfant dont les émotions dérangeaient
Pleurer, se mettre en colère ou exprimer sa tristesse n’était pas accepté. Résultat : blocage émotionnel, difficulté à se confier, impression de ne jamais être vraiment compris·e.
L’enfant trahi
Une rupture de confiance a laissé une marque profonde. À l’âge adulte, cela se traduit par une peur de l’abandon, une jalousie contenue ou une difficulté à accorder sa confiance.
L’enfant à qui on demandait d’être parfait
Responsabilisé trop tôt, il a appris à porter plus que ce que son âge permettait. Aujourd’hui : charge mentale importante, peur de décevoir et culpabilité dès qu’il se repose.
L’enfant qui portait les émotions des autres
Confident, médiateur, soutien du foyer… il s’est mis de côté. Adulte, il devient souvent celui qui veut aider tout le monde, au risque de l’épuisement émotionnel.
L’enfant qui espérait être sauvé
Personne n’est venu. Alors il est devenu celui qui aide, qui répare, espérant inconsciemment qu’un jour, quelqu’un fera la même chose pour lui.
Comment commencer à réparer, pas à pas
- Bonne nouvelle : prendre conscience est déjà une étape essentielle. Guérir ne signifie pas accuser le passé, mais comprendre ce qui vous a construit.
- Reconnaissez ce que vous avez vécu, sans minimiser. Acceptez que ce n’était pas votre faute. L’enfant que vous étiez a fait de son mieux avec les ressources dont il disposait. Aujourd’hui, vous pouvez lui offrir ce qui a manqué : de la sécurité, la bienveillance et des limites saines.
Comme le rappelait Carl Gustav Jung, « tant que l’inconscient n’est pas rendu conscient, il dirige notre vie et nous appelons cela le destin ».
- Apprendre à écouter votre dialogue intérieur, à vous entourer de relations sécurisantes, à exprimer ce que vous avez longtemps retenu… tout cela contribue à une guérison émotionnelle en douceur.
Guérir, ce n’est pas oublier. C’est faire la paix avec soi-même. Et vous rappeler, chaque jour, que vous avez le droit d’aller bien, sans culpabilité ni justification.
